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Un monde haut en couleurs

  • Dans le ciel de Naples

    Il y a quelques temps, dans le cadre d'une visite que je faisais à des amis, j'ai pu effectuer avec eux un vol en hélicoptère de 20 minutes. Ca s'est passé à Naples et je dois dire que l'expérience a été assez marquante. C'était en effet la première fois que j'effectuais un vol de ce genre et je dois dire que je ne pensais pas que ça puisse être si différent d'un vol en avion. Je prends souvent l'avion (pour le travail) et, contrairement à quelques collègues, je n'ai pas besoin de Xanax pour voyager : je ne crains absolument pas de voyager sur les avions de ligne. Mais il en va tout autrement pour les petits appareils. Parce qu'un jour, j'ai eu la "chance" de faire un baptême de l'air aux Caraïbes : c'était à bord d'un Robin (un minuscule appareil) et il y avait un peu de vent ; et un peu de vent sur un appareil aussi léger, ça veut dire beaucoup ! C'est simple : à un moment, j'ai cru que nous allions nous crasher ! Bref, en me souvenant de cette expérience, inutile de vous dire que j'appréhendais un peu de remonter à bord d'un petit appareil. Mais j'ai vite été rassuré quant aux sensations. En effet, dès que l'on a quitté la terre ferme, j'ai pu apprécier la délicatesse du décollage. En hélicoptère, pas d'accélération, pas de secousses. Du coup, le vol tout entier s'est avéré très jouissif. Bon, quand l’hélico réalisait un virage et penchait un peu trop d'un côté, je m'accrochais à la carlingue. Mais rien de bien violent pour autant. Et puis, on s'y fait rapidement. Et le panorama est tellement sensationnel qu'on finit par oublier ses appréhensions : c’était tout simplement extraordinaire ! Vu du ciel, Naples est très différent de l'image qu'on peut en avoir. C'est vraiment ahurissant. Rien de tel que de prendre de la hauteur pour admirer la beauté d'un lieu qu'on pensait connaître. De plus, j’avais demandé une réservation en fin d'après-midi pour assister à ce spectacle au meilleur moment de la journée. Du coup, j'ai pu admirer Naples juste au coucher du soleil : le rêve ! Mon vol en hélicoptère à Naples fut au final une très belle expérience. Si vous n'avez jamais tenté l'aventure, je vous invite à sauter le pas. Je vous mets en lien le site où j'ai trouvé mon vol en hélicoptère, si le coeur vous en dit. Retrouvez plus d'informations sur l'organisateur de ce de baptême en hélicoptère.

  • Les deux « âges » des politiques sociales de jeunesse

    Face aux évolutions structurelles du marché de l’emploi et à la persistance du chômage, les pouvoirs publics ont formulé diverses réponses politiques. Léa Lima distingue ainsi deux âges des politiques sociales de jeunesse, celui de l’indemnisation des jeunes chômeurs, qui va de 1951 à 1988, et celui de l’activation sans protection des jeunes en difficulté, qui s’étend de 1988 à nos jours. Dans un premier temps, les mesures politiques visent à faciliter l’entrée des jeunes sur le marché de l’emploi, à travers une inclusion à la marge du système d’indemnisation chômage de la catégorie des jeunes primodemandeurs d’emploi, cela en contrepartie d’un effort d’insertion et de formation demandé aux individus. C’est au cours de ce premier âge des politiques sociales de jeunesse que sont créées les missions locales pour l’insertion professionnelle et sociale des jeunes. À la fin des années 1980, la création conjointe du RMI et du dispositif du FAJ marque un point de basculement vers le deuxième âge des politiques sociales de jeunesse. Les jeunes de moins de 25 ans se retrouvent en effet exclus du bénéfice de ce nouveau droit censé contrer la hausse générale du chômage et de la précarité. Ce choix politique, justifié par des considérations économiques, morales et politiques, ne sera pas remis en cause lors du passage au RSA, malgré quelques aménagements à la marge comme la création d’un RSA jeunes, et des inflexions récentes avec l’ouverture de la prime d’activité dès 18 ans et la création de la garantie jeunes. Néanmoins, l’accès à une pleine citoyenneté sociale reste refusé aux jeunes adultes de moins de 25 ans, et une partie de l’aide publique qui leur est destinée continue de transiter par la famille. En parallèle, la multiplication des mesures et des dispositifs ciblés depuis les années 1990 participe à l’institutionnalisation d’un traitement spécifique du chômage des jeunes. Aussi, la question du non-recours des jeunes à l’aide publique en matière d’insertion socioprofessionnelle est intimement liée à la construction politique d’un régime spécifique d’accès aux droits sociaux pour les jeunes de moins de 25 ans.

  • La politique macroprudentielle de la BCE en 2017

    En 2017, la BCE a poursuivi ses activités liées au renforcement de son rôle de coordination de la politique macroprudentielle et de sa communication externe sur les questions macroprudentielles afin d’améliorer la transparence et de souligner le rôle important de cette politique. La BCE a également rempli son mandat juridique d’évaluation des décisions macroprudentielles des autorités nationales dans les pays couverts par la supervision bancaire européenne. Elle a reçu des notifications pour plus d’une centaine de décisions de ce type en 2017, dont la plupart étaient liées à la fixation de coussins de fonds propres contracycliques, à l’identification des établissements de crédit d’importance systémique (EIS) et au calibrage de leurs coussins de fonds propres. En outre, la BCE a reçu des notifications concernant la mise en œuvre du coussin pour le risque systémique et l’utilisation de l’article 458 du règlement sur les exigences de fonds propres dans certains pays. Selon une périodicité trimestrielle, les 19 pays de la zone euro évaluent les risques systémiques conjoncturels et fixent le niveau du coussin de fonds propres contracyclique. Les risques systémiques conjoncturels sont restés contenus dans la plupart des pays de la zone euro et le Conseil des gouverneurs de la BCE a donné son accord sur toutes les décisions relatives aux coussins de fonds propres contracycliques prises par les autorités nationales au cours de l’année. À part la Slovaquie et la Lituanie, les autres pays ont décidé de fixer le taux de coussin de fonds propres contracyclique à 0 %. En juillet 2016, la Slovaquie a mis en place un coussin de fonds propres contracyclique de 0,5 %, prenant effet à compter du 1er août 2017, et – en raison de la poursuite de l’accumulation de risques systémiques conjoncturels – elle l’a augmenté à 1,25 % en juillet 2017, applicable à compter du 1er août 2018. Le taux de coussin de fonds propres contracyclique de 0,5 % en Lituanie sera applicable à compter du 31 décembre 2018. En 2017, la BCE, les autorités nationales et le Conseil de stabilité financière, en consultation avec le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire, ont procédé à l’actualisation de l’évaluation annuelle des banques d’importance systémique mondiale (EISm) dans les pays de la zone euro. L’évaluation a conduit à classer sept banques en Allemagne, en Espagne, en France, en Italie et aux Pays-Bas dans les catégories de scores (buckets) 1, 2 et 3 appliquées au niveau international pour les EISm, ce qui correspond à des taux de coussins de fonds propres de 1,0 %, 1,5 % et 2,0 %, respectivement 64. Ces taux sont applicables à compter du 1er janvier 2019 et font l’objet d’une introduction progressive.